Pôle des Arts du récit et du chant
Le spectacle conte la création d'un jardin par deux petites filles qui devront faire preuve d'amour, d'indulgence et de persévérance.
Dans un enclos, une enceinte, sorte d'auvent, -un haut vent?-, souffle l'esprit d'une femme qu'un long violon (violon-celle) accompagne. Du bout des lèvres, entre un sourire, du bout des doigts, de la flèche ou de l'archet, se déroule l'histoire, comme au sein d'une lanterne magique. C'est un spectacle lent dans un espace sacré, comme un profond freinage aux frénésies extérieures à l'enceinte. Une vie qui prend forme, une énergie qui tourne, lente, puissante, jamais trop longue. Et les images surviennent de ce jardin qui pousse, des ces cohortes qui le traversent, de ces esprits de filles qui cheminent. Une petite et simple aventure fantastique, qui laisse au bout de 45 minutes l'envie de garder ce texte et cette musique en mémoire longtemps après le doux réveil.
le 19 août 2005, Denis Lecat
Chargé de Programmation des Spectacles Vivants du Domaine de la
Roche Jagu, Conseil Général des Côtes d'Armor
Beaucoup de monde autour de Nicolette pour les trois séances organisées à l'occasion de l'opération "Amusées-vous"
en Région Centre. (...)
Ce sont des mythes primordiaux qui nous ont ainsi été proférés d'une voix lente, posée,
dans une quasi-immobilité, comme il sied à celui qui livre des paroles ou des croyances solennelles. De "l'histoire
du pénis" à "l'origine des jardins" ou à l'histoire du "Chef de Naou"... l'attrait d'un dépaysement qui nous ramène
au fond de nous-mêmes au bord de nos interrogatrions sur la vie, la mort, la sexualité, la transmission des techniques...
Issoudun. D. Besson. L'Echo-la Marseillaise, novembre 2003
Les mots-lumière de Nicolette
(...) Lumineuse du regard dans sa longue robe rouge, elle élève doucement la voix. (...) Des mots de tous les jours
pour de petites histoires pas tout à fait quotidiennes.
En filigrane, essentielle, la voix de François Mulard murmure un chant ou le glouglou de l'eau sur les cailloux de la
rivière ; et la conteuse déroule le fil infîme de l'extraordinaire. (...) Où la précision du verbe se fond dans la lumière
- superbe, signée Marie-Jo Dupré - qui s'attache à ses pas.(...)
La poésie s'installe, entre le dit et le non-dit, dans l'impalpable tissu des histoires qui s'entrecroisent. (...)
Et dans cet écrin noir que Nicolette a dessiné pour nous, on reste accroché à ces lèvres d'où coule la sève écrite comme
une eau fraîche. C'est tout. Et c'est beaucoup.
Lille. Cécile Rognon, Nord-Eclair, 1999
Dimanche, c'est au Mont-Noir que les amateurs de contes ont rencontré Nicolette. Rencontre, c'est le mot. On ne peut rester indifférent au personnage. (...) Le monde imaginaire est là, tout près, on pourrait le toucher du bout des doigts. La magie opère. (...) A l'issue du spectacle, tout le monde est unanime, c'est une vraie cure de jouvence que nous propose l'artiste. A voir absolument !
Le Mont-Noir. Laurent Lefèbvre, la Voix du Nord, 1995
Nicolette : le poids des mots
...Rien pour se raccrocher, se rattraper. Seuls les mots étaient là, profonds, puissants, claquant dans la pénombre
de la salle. Un formidable travail de mise en scène.
...Le public, bien qu'un peu dérouté au début par cette mise en scène statique, ce décor épuré, ce théâtre novateur
et contemporain, a remercié l'artiste par ses applaudissements sincères.
Changé. Le Maine libre. 1995
Entre deux mondes. Voyages plus proches de la poésie que de la simple histoire... des bulles d'histoires à saisir
avant qu'elles ne s'envolent... tranquille remontée du fond jusqu'en haut d'un étrange phare...
Un public enthousiaste.
Festival de Cornouaille, Quimper. Anne Le Costumer, Ouest-France. 1991